Quand le TRAVail enTRAVe la vie ...
La voilà piégée. Encore cette porte à passer. L’univers carcéral vers lequel elle va se rendre de son plein gré pour nourrir les siens sera toujours aussi morne, triste, bruyant.
Chacun concentré sur ses tâches. Chacun ignorant l’autre. Son bien-être. Sa vie.
Pion parmi les pions.
Même plus humain.
Des bras, des jambes. Robotisés.
La parole importe peu. Ou presque.
Quelques consignes à donner. Absurdes par moment. Illogiques. Tout comme l’est sa vie.
Parfois, l’être humain cherche à se libérer.
Il donne son opinion.
Il prend des décisions.
Il parle à un autre être humain face à lui.
Blâme.
Si l’autre univers, dans les bureaux, semble plus humain, les mots utilisés plus nombreux qu’il ne faudrait, les pauses café se répétant à l’infini, donnant une impression de convivialité erronée, il n’est, pour autant, pas plus à envier.
Car partout où se trouve l’homme au travail règne la suspicion, la jalousie, la mesquinerie, la bêtise, la convoitise, la roublardise, l’hypocrisie.